Théâtre : La vie au bord du puits

La vie au bord du puits

Après Les Monologues voilés au théâtre de Poche le mercredi 29 octobre, spectacle qui a réuni 19 membres et sympathisants du cercle, le CROM vous propose sa seconde sortie culturelle au Théâtre Océan Nord le jeudi 6 novembre.

Pour la plus que modique somme de 5 euros, nous vous proposons d’assister à la pièce intitulée La vie au bord du puits (une rencontre avec les acteurs est également programmée à la fin du spectacle).

Pour toute réservation, il vous suffit d’envoyer un sms à Charline au 0479/77 42 23 ou de venir directement au cercle !

A jeudi, j’espère !

La metteure en scène: Candy Saulnier

Actrice de formation sortie de l’INSAS en 1994, Candy Saulnier s’est tout d’abord dirigée vers le jeu. Elle a notamment été dirigée par Philippe Sireuil ou Jean-Claude Penchenat. Elle collabore depuis 9 ans avec Ingrid von Wantoch Rekwski, metteure en scène avec qui elle développe, en tant qu’interprète, le chant baroque et la polyphonie. De plus, la compagnie de théâtre-danse Mossoux- Bonté lui a récemment ouvert ses portes.

La vie au bord du puits est la deuxième mise en scène de Candy Saulnier, après Dey’O, présenté au Théâtre de la Balsamine en 2006.

Le projet

La vie au bord du puits s’inscrit dans un théâtre où les acteurs portent le spectacle de manière chorale, dans une polyphonie des voix et des corps. Sa recherche artistique puise dans le réel, et part du constat que la société moderne a rompu les liens qui unissaient, par nécessité, l’homme à sa communauté. Dans ces deux spectacles, elle questionne ce qui relie, aujourd’hui, le singulier au collectif. Dey’O s’est construit autour des pratiques rituelles du deuil et mettait en scène la perte de repères qui le caractérise aujourd’hui. Dans La vie au bord du puits, il est question du statut de la personne âgée, de son rapport à la mémoire et à la mort.

Le texte

Une écriture croisée : texte et chants. La vie au bord du puits est un projet de création basé sur le récit de vie d’une femme, ancienne agricultrice née en Bretagne, associé à l’histoire d’un conte populaire La fille aux bras coupés. A cette écriture croisée, viennent répondre les textes d’une riche tradition populaire chantée: celle de Haute- Bretagne, en France. Lors d’une série d’entretiens menés en 2006 et en 2007, Germaine Thomas, alors âgée de 82 ans, a remonté le fil de sa vie. Sa biographie évoque les difficiles conditions de vie des femmes au siècle dernier, dans la société rurale.

En filigrane de ce portrait témoin de l’Histoire, on est touché par la part intime de cette existence et par ses secrets. Le conte de La fille aux bras coupés, réécrit sous formes de rêves, ainsi que les chants, apportent les parties « en creux » d’une parole fragmentée.

Le spectacle et la mise en scène

Relier une histoire singulière à la mémoire collective.

Ce témoignage est réinterprété par une actrice, incarnant une femme qui, aux abords de la mort, engage, pour un public, la remémoration de sa vie. Entre confidences et silences désemparés, elle est accompagnée dans cette exploration du passé, par un mystérieux choeur, qui en écho à sa parole, porte les chants de son histoire. La narration du spectacle s’articule autour de fragments de jours et de nuits. A chaque aube, survient l’évocation d’un rêve que l’acte de parole a suscité. Le déroulement du récit se trouve alors suspendu, pour ouvrir sur l’imaginaire et l’espace inconscient du personnage.

Pour relier cette histoire singulière à la mémoire collective, et ainsi créer l’illusion d’une communauté passagère, la mise en scène privilégie un traitement musical et chorégraphique de l’ensemble. Une recherche d’arrangements polyphoniques des chants, d’origines monodiques et chantés a capella, donne corps aux voix du choeur.

D’un point de vue chorégraphique ; au moyen d’attitudes spécifiques, et d’une inscription précise et signifiante dans l’espace, les acteurs du choeur prennent les différents visages de la communauté : famille, voisins, personnel hospitalier, et surgissent librement, telles des apparitions. Leurs corps dansants « ressuscitent », par instants, une vitalité qui a quitté le corps fatigué de la femme.

La scénographie concrétise les deux espaces du récit : celui du témoignage et du lieu de l’imaginaire du personnage. Les restes d’une chambre gisent sur le plateau, cernés par une étrange forêt lumineuse. Ce double espace permet également au spectateur, de voyager librement dans le temps, entre passé et présent.

Une réflexion sur “ Théâtre : La vie au bord du puits ”

  • 7 janvier 2010 à 23:52
    Permalink

    je suis la petite fille de Joseph THOMAS qui était le beau frère de Germaine »la Tante Germaine »comme je la nommais.ma famille m’a fait part de la pièce »La vie au bord du puits » qui a été jouée en Octobre,malheureusement je n’ai pu assister à cette soirée pour la simple raison , j’habite la région Parisienne.je me permets de vous contacter aujourd’hui,car je souhaiterai trouver un enregistrement de ce spectacle.pourriez-vous m’indiquer si cela est possible?
    cordialement

    Mme LOURENCO

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