Joyeux Noël

Ami(e)s romanistes, bonjour,

Mon discours n’aura rien de royal et n’évoquera point la crise (ha ben zut…). Voilà de quoi en dissuader pas mal mais…autant prévenir.

Ami(e)s romanistes qui, malgré cela, lisez ces quelques lignes, permettez-moi d’y glisser, peu subtilement mais avec bonne foi (si je puis dire) mes meilleurs vœux de réussite. Mes pensées se dirigent vers celles et ceux qui craignent devoir sacrifier les fêtes à l’étude. Ma maigre expérience leur apprendra, qu’en cette période,  le fait seul de penser à Noël, d’espérer pouvoir prendre le temps d’ouvrir un cadeau, leur sera déjà fatal. Non, pas de Noël. Non, pas de cadeaux. Non, pas le temps de penser. Une soirée, quelle qu’elle soit, constitue autant d’heures d’étude et si l’on vous octroie deux semaines de blocus, c’est qu’elles sont nécessaires. Sans doute en faudrait-il même davantage mais puisque vous avez tous étudié quotidiennement pendant le premier quadrimestre, je vous accorde l’espoir d’une réussite moyenne.

Ami(e)s romanistes qui lisez religieusement les bons mots d’un ancien sur sa faim fin, vous qui lui saurez gré de ces précieux conseils, lui qui toujours brillera dans votre mémoire d’étudiant fatigué, lui qui… Assez ! Ne brûlez pas vos cadeaux, ne régurgitez pas cette belle dinde… Ces moments sont précieux. Qu’ils soient pré ou postexaminaux, ils restent hors du temps et ne pénalisent en rien ceux qui aiment en profiter. L’on ne se sent jamais mieux qu’après s’être accordé un moment de plaisir. Et, croyez-moi, l’octroi de deux soirées de réveillon ne sera aucunement tributaire de la qualité de votre réussite. Je ne vais pas lister ici mes dix conseils bisannuels mais aussi banals puissent-ils paraître, ils me permettent de relativiser une période – je vous l’accorde – parfois pénible. Travaillez, travaillez bien, du mieux que vous le pouvez… Faites autant de pauses, sentez-vous bien. Le plus important, peut-être, n’oubliez pas qu’il y a des jours où ça ne va pas, et c’est comme ça pour tout le monde. Profitez de ceux-là pour prendre du temps pour vous afin d’être en mesure d’approcher au mieux ceux qui iront. Et pour les points problématiques d’une matière difficile, entraidez-vous… Entraidons-nous.

Mes pensées vont surtout vers celles et ceux pour qui les fêtes sont un moment pénible, le rappel d’un deuil, d’une famille absente ou dissoute. Ils s’en passeraient volontiers. J’inviterais ceux-là à ne pas se morfondre ni se montrer réfractaires à une tradition de notre société chrétienne. Les choses sont ainsi, elles ne sont pas contre vous. « Eh voilà qu’il nous fait la morale ! ». Non, non, du tout… Il s’agit peut-être d’un moyen d’atténuer la portée de ce mal récurrent. « Comment ça ? ». Les mots me manquent… Je pense à vous. Je pense à vous pour qui les mots sur le sujet sont déjà de trop. Je pense à vous et vous souhaite le meilleur, un avenir favorable et autant de bonheur dans la famille que vous composerez. Je vous souhaite de ne pas souffrir, ce soir. Je pense à vous.

Joyeux Noël.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *