Le recteur de l’ULB démissionne

À peine l’année entamée, elle s’annonce déjà pleine de rebondissements… Après l’annonce vendredi de l’annulation de la Nocturne de l’ULB qui devait avoir lieu ce 24 septembre à la Plaine, les médias évoquaient hier soir la démission de Philippe Vincke, recteur de l’ULB, lors de la réunion du Conseil d’Administration qui avait eu lieu quelques heures auparavant. Ce matin, le portail MonULB relayait l’information (assortie des explications de Mr Vincke), la légitimant par la même occasion :

Le recteur Philippe Vincke a démissionné à la suite d’un vote de défiance du conseil d’administration relatif à la désignation de deux de ses vice-recteurs. Il motive ainsi sa décision :

La mission de l’Université est la plus noble qui soit : créer de nouvelles connaissances et les diffuser au plus grand nombre.

Le conseil d’administration d’une Université doit être composé de personnes soucieuses de l’intérêt général, libres dans leurs opinions et respectueuses des autres. Cela n’est pas compatible avec une logique de clans où des consignes de votes sont données par quelques « stratèges » assoiffés de pouvoir.

J’ai démissionné parce que notre Conseil, aujourd’hui, est gangrené par cette logique de clans qui, en fin de compte, bloque l’Institution. Je n’ai aucune difficulté à admettre toutes les divergences d’opinions ; elles sont toujours salutaires, pour peu qu’elles reposent sur une argumentation rigoureuse et le souci de construire. Mais lorsque le débat est étouffé pour ne laisser la place qu’aux ambitions personnelles, il faut assumer la fonction de recteur en dénonçant clairement les dérives constatées.

En marquant fermement mon opposition à ces pratiques, j’espère susciter une prise de conscience de l’ensemble de la communauté universitaire qui a toujours su, en 175 ans d’existence, sortir grandie des situations difficiles.

Je lui conserve toute ma confiance.

Philippe Vincke, recteur démissionnaire de l’ULB

Rappelons par ailleurs que notre recteur fait partie des 4 membres du CA sur 9 qui avaient voté pour le maintien de la Nocturne.

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